La scolarité de l’enfant : comment le tribunal statue-t-il ?
La scolarité représente un enjeu majeur, en particulier lors des séparations géographiques ou des remises en cause d’un choix d’orientation. Le juge apprécie chaque situation individuellement, mais certains principes reviennent souvent :
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L’enfant doit pouvoir bénéficier d’un environnement éducatif stable et conforme à ses besoins.
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Le critère de la proximité du domicile parental influence fréquemment la décision : votre enfant habitera-t-il encore près de son école ? Faudra-t-il envisager un changement compte tenu du déménagement de l’un des parents ?
Exemple concret : si un parent veut inscrire son enfant dans une école privée et que l’autre s’y oppose, le JAF consulte généralement l’intérêt de l’enfant (qualité pédagogique, proximité, adaptation à des besoins spécifiques…) et peut entendre l’enfant s’il a plus de 8 ans (voire plus jeune, s’il en fait la demande).
Il n’est pas rare que le juge ordonne un maintien dans la même école par souci de stabilité, surtout en cas de séparation conflictuelle. La jurisprudence penche en faveur du statu quo, à moins d’un motif sérieux (déménagement inévitable, problème avec l’établissement, besoins éducatifs particuliers).
Décisions partagées et droit d’information
Même si la garde est attribuée principalement à l’un des parents, l’autre doit systématiquement être tenu informé des questions scolaires et consulté sur les choix majeurs (changement d’école, formation, orientation). Le non-respect de cette règle expose à des sanctions, allant jusqu’à la modification de la résidence de l’enfant ou une amende civile.