Les principales décisions influencées par l’intérêt supérieur de l’enfant
Résidence de l’enfant : résidence alternée, principale ou chez un tiers
Lorsqu’un divorce intervient, la question clef est celle de la résidence de l’enfant. Selon le Code civil (articles 373-2-9 et suivants), le juge peut fixer :
- Une résidence alternée entre les deux foyers parentaux
- Une résidence principale chez l’un des parents
- Dans de très rares cas, une résidence chez un tiers digne de confiance (grands-parents, autre membre de la famille, etc.)
Les chiffres du ministère de la Justice de 2022 révèlent que la résidence alternée est prononcée dans environ 12% des cas seulement, contre 74% en résidence principale chez la mère, 12% chez le père, et 2% chez un tiers ou dans des situations spécifiques (source : Justice.gouv.fr, statistiques clés 2022). Ce choix n’est jamais automatique. Le juge examine notamment :
- La capacité des parents à s’entendre et à s’investir auprès de l’enfant
- La distance géographique entre les domiciles
- L’organisation des temps scolaires et extrascolaires
- L’avis de l’enfant s’il est en âge de discernement
Autorité parentale et droit de visite
L’exercice de l’autorité parentale est de principe conjoint, sauf danger ou situation exceptionnelle. Toutefois, le juge peut la retirer totalement ou partiellement à un parent si l’intérêt de l’enfant le commande – par exemple, en cas de violences familiales caractérisées. Le droit de visite et d’hébergement peut également être aménagé, suspendu, voire refusé si l’intérêt de l’enfant l’exige : l’article 373-2-9 du Code civil l’indique expressément.
Un cas fréquent : lorsqu’un enfant refuse catégoriquement d’aller chez un des parents, le juge ordonne souvent une enquête sociale afin de déterminer les raisons du refus (psychiatre, assistante sociale, audition de l’enfant). L’enfant, dès qu’il en fait la demande, peut être entendu par le juge (art. 388-1 du Code civil), ce qui s’est produit dans 9 600 affaires en 2022 (source : Service-public.fr).